14 juillet 2007
Ode à l'Amour Universel, source d'être et d'avoir été.
Ah! Qu'il est simple et confortable de détruire. Vraiment. Elle est surhumaine, l'attitude qui dénonce le nihilisme bon marché. Pire! Elle abjectement hors-la-loi."On y peut rien, ma petite dame. C'est l'entropie qui n'a de cesse de croisser, et tout ça."
Et puis merde. Le monde n'a plus besoin de ces héraults de l'absolu néant. Je sors, tiens.
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27 janvier 2007
Traumatisme pré-masturbatoire
Bordel. Bientôt 3 mois sans voir une fille. Je me comporterais en merde finie s'il m'arrivait d'en croiser une. Une bête instinctive et incontrôlable, avide de parvenir à ses fins et de se libérer de son fardeau comme on crache sa haine, ou son foutre. Je me revois, honnissant ceux qui sombrèrent dans la facilité d'un adultère convenu, incapable d'y voir autre chose que ma propre frustation refoulée. J'en baiserais par dizaines, et je me regarderais. Je les regarderais me sonder, me toiser, m'interpréter. M'inventer des raisons et d'autres vérités. Je simulerais l'hésitation et le bonheur, je m'oublierais dans la sueur comme on s'abrutit d'un idéal. Je me renierais, parjure immonde ignorant des principes sacrés, animal pitoyable lucide mais pathétique. Je me dénuderais et m'offrirais en sacrifice à la gloire d'un mensonge encore toléré. Puis je les haïrais de n'avoir pas cherché à comprendre. Puis je me haïrais d'en avoir fait autant.
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03 novembre 2006
One way
01:19 Publié dans Défoncé, mais inspiré, Keyboarding sucks | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Grosse, prise, de, tête
21 octobre 2006
Instantané
Elle persiste, cette impression. Elle m'étouffe, m'aveugle. Elle se fait pressante, oppresse, dirige et dicte. Trop tard. Trop tard. L'instant est décédé. Commence son règne. Elle légifère et impose ses conditions. Je suis vaincu. L'effort et la lutte sont admirables, mais personne n'est dupe: l'instant est mort, dépassé, démodé. Et je n'ai pu le saisir. Je n'ai pu ni appréhender, ni immortaliser l'évènement qui, sous mes yeux hagards, naissait, découvrait et, dans une admirable agonie, passait la main. Il m'aurait suffit d'une feuille, d'un crayon, et j'aurais pu, peut-être,le raconter, le transcender, le chanter, l'encenser, le bénir, le mettre en doute,le rejeter, le haïr, le honnir, et enfin le renier. Je lui aurais donné un corps, une âme. Je l'aurais saisi. J'aurais fait de lui mon frère, homme parmi les hommes, conquérant, lâche et noble, frêle et éternel, détestable et souhaité, tant de fois décrié, si souvent mendié. Je lui aurais prêté bras, oeil et plume. Mes fautes eurent été siennes, mes doutes, ses principes, mes désirs, ses peurs. Il m'aurait justifié, affirmé auprès des miens, sans pour autant me réconcilier avec ses ancêtres. Mais qu'importe. L'instant est mort, vive l'instant.
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08 octobre 2006
Seb
16:35 Publié dans Défoncé, mais inspiré, Keyboarding sucks | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
30 septembre 2006
Dorment les bienheureux
Seul. Il ne reste plus une lopette pour pousser plus avant notre exploration éthylique. Le monde semble se résumer à une séparation manichéenne entre les normaux et les dormeurs, entre moi et les autres tapettes affalées dans des ersatz de lits. Qu'à cela ne tienne - un capitaine digne de ce nom n'abandonne pas de si tôt son fougeux destroyer. Laissez-moi donc vous croniquer le désagrément dont je fus - pas plus tard qu'il y a 10 bières - témoin (car, selon certains, témoigner lorsqu'on est témoin est un acte civique - non, un devoir. Alors voilà. Je témoigne, influencable que je suis. Persuadé, comme tant d'autres avant moi, que la tirade porte plus loin que le clavier.
Nous assistämes donc à un barbecue. Des gens, des saucisses et des bières. Grandes fête. Apologie de la convivialité convenue. Fête. Saucisses. Bières. Fraternité, solidarité, graisse. Dieu, merci. Pour peu je me ferais rebaptiser, tiens. Mais je digresse, là n'était point mon objectif premier. Cela dit en passant, je n'ai pas d'objectif premier. Baste, concentration et précision. Là sont nos maîtres mots. Adonc, le barbecue. Marriant arrivée tardive et confrontation idéologique, je me retrouvais donc entouré de 14 maris flanqués, de leurs 14 femmes et de leur 52 raisons de vivre. Non, je fus réducteur. En matière d'épanouissement, cette joyeuse bande pouvait, outre les mignons gambadeurs, s'appuyer sur un ensembles conséquent - mais raisonnable - de maisons à retaper. Joie! Nous avons donc, d'un coté, une cohorte fatiguée de porteuses avachies, et de l'autre, un amas informe d'amuseurs architectes. En gros, d'un côté les femelles qui content à qui veut l'entendre ou pas leur premier accouchement, et de l'autre, une cohorte alcolisée de maneuvres bénévoles, encensant la gloire du crédit banquaire et des meubles Ikea. J'ai tenu 2 heures, ce qui n'est pas médiocre, compte tenu du temps nécessaire à l'ingurgitement d'un pain saucisse.
Et puis merde. Je renie vos couples et vos avenirs tracés, vos gosses et vos espoirs délégués.
05:05 Publié dans Défoncé, mais inspiré | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : société, maison, gosses, saucisses
12 août 2006
Life is just about vegetable entertainment
Incoming. Just way too high right now.
Note: suite à un taux d'alcool dans le sang trop élevé, le texte original n'a jamais pu être écrit. L'auteur s'en excuse, mais fidèle à sa volonté de ne rien écrire dans cette catégorie qui puisse être sujet à une quelconque auto-censure, il préfère s'abstenir plutôt que de rassembler ici les rares et imprécis souvenirs qui subsistent de l'idée qui lui inspira ce titre, moi foi fort beau, et qui de lui même se suffit.
10:05 Publié dans Défoncé, mais inspiré | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Alcool, rien, néant, délire
03 août 2006
This guy just knows
I had nothing to offer anybody but my own confusion.
J. Kerouac, "On the road".
22:05 Publié dans Défoncé, mais inspiré | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Kerouac, bible, citation
