« 2006-11 | Page d'accueil | 2007-01 »

14 décembre 2006

Sale type

Tu exposes ma crédulité à sa plus vulgaire simplicité.
Comment peut-on même penser prendre cette décision? Tout ce qu'elle engendre, tout ce qu'elle détruit? Quelle prétention fut la tienne de prétendre avoir lu ce qui n'est pas écrit?
Tes raisons m'indiffèrent. Tes opinions m'indiffèrent. Seules restent la rage, et l'impression continue d'avoir la gueule écrasée contre cet indescriptible mur opaque. Et la certitude de n'y voir jamais que la stupide expression de mes doutes, de mes regrets - le reflet de mon échec. Car ce n'est que de cela qu'il s'agit, n'est-ce pas? Mon héritage sera la certitude que tout n'a pas été dit, que tout n'a pas été vécu, tenté.
Je refuse les explications. Je les fuis. Je refuse les poignées de mains et les tapes dans le dos. J'exècre leur symphatie et leur compréhension feinte. Je vomis leur argent et leur simple présence. Mais surtout je te hais, toi, et ta certitude d'avoir compris. Ton égoisme n'a d'égal que le mien.
Mais je n'en ai rien à foutre. Cette fois, je ne te suis pas. Garde avec toi tes angoisses et ton fatalisme. Emporte même ton nom et tes idées, et disparait. Remballe ton sourire, tes toiles et ta haine, et casse-toi. Le temps te donnera tort, ne resteront que l'amertume et l'incompréhension. Et moi, seul parmi nos souvenirs, comme un con.